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La tente Khaima

Si de nombreux touaregs se sont désormais sédentarisés, la tente Khaima reste un important symbole de l’héritage culturel nomade. Unité spatiale, sociale et familiale au sein de la société Touareg, sa forme reste fidèle aux traditions ancestrales alors que d’autres éléments ont souvent été modernisés.

La Tente Khaima au centre du mode de vie traditionnel

Elément central à l’ensemble des relations familiales et sociales au sein de la société touareg, la tente (al Khaima en arabe) est également le reflet de son organisation. Pensés pour être facilement montée ou démontée, elle aménage traditionnellement des unités spatiales distinctes entre les hommes et les femmes. Aux côtés du thé (la boisson) et le dromadaire (l’animal), la tente symbolise le refuge et constitue un des trois piliers de la vie Touareg.

Tissée à l’origine par les femmes, qui y trouvait l’occasion pour se réunir entre elles, la tente Khaima traditionnelle est fabriquée avec des poils ou du duvet de dromadaire, de poils de brebis ou de chèvre tissés. Ce mode de tissage persiste encore mais se fait rarissime en raison de son coût de fabrication élevé. Les familles actuelles ont donc tendance à acheter des tentes en toile, dite “Kaitoun” qui sont beaucoup plus économiques.

Les particularités de la tente Khaima

Un symbole d’appartenance social

La tente noire, comme elle est également appelée, représente un symbole d’appartenance social à la culture touareg pour les nombreuses populations qui se sont installées dans les grandes villes du Maroc. Elles conservent précieusement dans leur villa ou leur appartement leur tente prête à être emportée lorsque l’occasion se présente de l’utiliser. Ainsi lors des rassemblements, comme le Moussem de Tan Tan, ces centaines de tente Khaima traditionnelles, souvent restaurées au cours des dernières années, sont dressées par les citadins en quête de leurs racines.

Crédits Photos : Melanie Lukesh, Jamehand

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